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« L’acheteur doit travailler de façon transversale et être un bon communicant » Christophe Ardaillon

Vous avez contribué aux travaux du cercle Achats. Quelles étaient les motivations à l’origine de votre participation ?

Je travaille dans les achats hospitaliers depuis environ six ans. L’ANAP avait accompagné le Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph sur ce périmètre avant mon arrivée en 2010, ce travail avait été très utile. J’ai donc été intéressé pour poursuivre une collaboration avec l’ANAP afin de contribuer à la création des fiches achats au sein du groupe de travail de ce projet.

Selon vous, qu’apportent les fiches Idées-clés à leur public ? Quels bénéfices les professionnels peuvent-ils en tirer ?

Ces travaux clarifieront selon moi le déploiement et l’optimisation de la fonction achats, notamment sur quatre domaines clés : la gouvernance, l’organisation de la fonction, sa communication et les ressources à y dédier.

Concernant la gouvernance : il est nécessaire d’avoir un soutien très clair de la direction générale et du comité de direction sur la mise en place d’un responsable des achats. En effet, la stratégie d’établissement doit se décliner en « objectifs achats » créateurs de réelle valeur ajoutée (satisfaction patient et du corps médical, optimisation du cout complet, amélioration de la trésorerie, réduction du risque fournisseur, etc.).

L’organisation doit être adaptée à la structure de l’établissement. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise organisation, mais une organisation qui apporte toute la valeur ajoutée escomptée sur son périmètre. Quelques grands principes restent intangibles : la transversalité, la capacité de communication de la fonction, la performance métier (négociation, contractualisation, suivis des contrats, etc.) et la qualité du service rendu aux prescripteurs internes.

L’aspect communication est un élément-clé dans le déploiement de nouvelles pratiques. La vision de l’acheteur « cost killer » n’est pas la bonne : dangereuse, court-termiste et peu rassurante. Il faut communiquer correctement sur le rôle de  l’acheteur par exemple sur la notion d’approche en coût complet, et cela afin de fédérer une adhésion, pour permettre d’avoir un projet achat commun, source de résultat probant et pérenne.

Concernant les ressources humaines, de par leurs résultats, ce sont les hommes qui vont promouvoir la fonction, il faut donc bien positionner dans l’organisation les bonnes compétences métiers.

Tous ces points sont bien décrits dans les fiches réalisées par l’ANAP.

Qu’avez-vous retiré de votre coopération avec l’ANAP ?

Ce travail a été enrichissant car au contact avec d’autres directeurs et responsables achats. L’ANAP joue un rôle de coordinateur, qui va dans le bon. Du côté du Groupe hospitalier Paris Saint Joseph, il nous faut à présent travailler sur d’autres sujets tels que le rôle des achats dans le contrôle de l’innovation incrémentale ou de rupture hospitalier, la définition de l’excellence achats dans un hôpital et l’amélioration constante.

 

> Contacter M. ARDAILLON : cardaillon@remove-this.hpsj.fr

Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph

> http://www.hpsj.fr/