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L’outil « sécurisation de la prise en charge médicamenteuse en EHPAD » de l’ANAP voyage en Belgique

 

Extraits ci-dessous (pour lire la version intégrale : téléchargez l'article au format PDF)

Quelles sont les spécificités et / ou les difficultés liées à la sécurisation de la prise en charge médicamenteuse dans les maisons de repos et de santé en en Belgique ?

En Belgique, il existe deux types de structures d’hébergement de personnes âgées dépendantes de plus de 60 ans : les maisons de repos pour personnes âgées (MRPA) et les maisons de repos et de soins (MRS). Les lits MRS sont prévus pour des personnes âgées lourdement dépendantes, qui bénéficient de soins importants et doivent satisfaire à des normes plus strictes.

Les difficultés liées à la prise en charge médicamenteuse des résidents sont de trois ordres : le type de structure, l’organisation de la pharmacie, la gestion des stocks..

1. Le type de structure

En maison de repos et de soins (MRS), la présence infirmière doit être continue (24h/24) et les normes en personnel (infirmières, aides soignantes, kinésithérapeutes,…) sont majorées.

Une des grandes difficultés liée à la sécurisation de la prise en charge médicamenteuse en MRPA réside dans le fait qu’en l’absence d’infirmière, le personnel soignant prend en charge la distribution et l’administration des médicaments.

Dans la plupart des petites structures (60 à 80 patients), l’acte de délégation de l’administration des médicaments à l’aide soignante est rarement décrit au sein d’une procédure élaborée en concertation avec les médecins traitants.

La multitude de médecins traitants fréquentant une même MRPA/MRS complexifie la démarche.

2. L’organisation de la pharmacie

Le recours à la PUI est l’exception en Belgique; aucune pharmacie n'est implantée dans une MRPA/MRS.

En avril 2015, l’INAMI (Institut national d'assurance maladie-invalidité, organisme fédéral de sécurité sociale) imposera aux pharmaciens la facturation des médicaments à l’unité pour tous les patients hébergés en MRPA/MRS. Ce qui imposera pour les pharmaciens une gestion actualisée des schémas d’administration des médicaments et de valider les traitements chroniques en accord avec chaque médecin traitant.

3. La gestion des stocks

Les dépôts de médicaments ne sont pas autorisés dans les établissements d’hébergement, seuls les établissements de soins peuvent disposer d'une pharmacie d’urgence. Certaines institutions pourraient être tentées de stocker certains médicaments afin d’optimiser la mise en place d’un nouveau traitement quand l’officine est fermée.

Pourquoi l’outil Inter Diag Médicaments EHPAD sans PUI© suscite-t-il votre intérêt ?

De la bonne organisation du circuit du médicament dépend la sécurité du patient et la minimisation des risques iatrogènes liés à la thérapeutique. En collaboration avec le médecin coordonnateur et le pharmacien, nous analysons les erreurs médicamenteuses enregistrées a posteriori. Nous souhaitons être plus proactifs. Nous nous interrogeons sur la façon d’optimaliser ce circuit afin de réduire les risques pour les patients. À ma connaissance, il n’existe aucun outil permettant un audit du circuit du médicament en MRPA/MRS en Belgique.

Développer une vision systémique de l’organisation du circuit du médicament et communiquer via l’outil Inter Diag Médicaments EHPAD sans PUI© avec l’ensemble des acteurs concernés est notre projet. La simplicité d’utilisation de l'outil Inter Diag Médicaments EHPAD sans PUI© a motivé notre choix.

En quoi cet outil pourrait aider les établissements belges ? Quels sont les acteurs que vous allez associer dans cette démarche ?

En MRPA/MRS, la culture de la gestion qualité est récente. Chaque directeur d’établissement préfère anticiper plutôt que d’attendre l’erreur médicamenteuse et le spot médiatique, il a donc besoin d'outils spécifiques.

Mes travaux de recherche inspirés par le projet  COME.ON (Collaborative approach to optimise MEdication use for Older people in Nursing homes) s’appuient sur l’utilisation expérimentale de la démarche relative à l’outil Inter Diag Médicaments EHPAD sans PUI© dans une MRS. Le personnel, direction, médecin coordonnateur, infirmière en chef, pharmacien, infirmière, tous sont motivés par la manière simple et visuelle proposée par l’outil pour comprendre les failles du circuit du médicament.

Les acteurs associés à ma démarche sont les directeurs de trois maisons de repos, les médecins coordonnateurs, un pharmacien salarié de MRPA et le pharmacien d’officine ainsi que les infirmières chefs des structures et le personnel infirmier.

 

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