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« PREPS-SIPS, un projet de recherche aux interactions fécondes », Georges Weil

Vous avez assuré l’animation scientifique du projet et avez accompagné l’équipe. Qu’avez-vous pensé de cette coopération entre des équipes de recherche et des opérationnels ?

Je vous répondrai en deux temps. D’abord, quand j’ai été sollicité pour faire partie de ce Comité scientifique, j’avais de sérieux doutes sur la capacité de ces deux mondes à fonctionner utilement ensemble. Or, après deux ans de travail, je constate qu’ils ont parfaitement communiqué, comme le confirment d’ailleurs les acteurs de ce projet. Il faut également reconnaître le mérite de l’ANAP et du Conseil scientifique, qui ont poussé ces deux mondes à travailler ensemble, pour répondre à des questions qui les intéressaient tous deux.

Sur ces sujets numériques, plusieurs visions se superposent dans les hôpitaux. Ceci ne facilite pas toujours l’informatique de santé. Nous savons en effet que, pour qu’une organisation fonctionne, il faut que les exécutants participent à la décision et se l’approprient. De même, pour accompagner la mise en place des nouveaux outils, les décideurs doivent y travailler de façon opérationnelle. Ces conditions ne sont pas toujours faciles à réunir à l’hôpital où les professionnels ont peu de temps.

Enfin, la longueur du projet a permis en cinq ans, de produire des interactions fécondes tout en intégrant les corrections de trajectoire nécessaires. Tous le reconnaissent d’ailleurs, ce qui me touche car cela n’est pas ordinaire.

Vous faites la transition avec les aboutissements concrets de ce projet.

Je suis positivement frappé par l’important travail fourni pour le recueil des données, notamment l’étude de microcosting en cancérologie. Il s’agit d’un travail très long à mener. Le financement s’est donc révélé très utile à ce titre et nous a permis d’obtenir des résultats exploitables. Nous pouvons également souligner le travail de modélisation intelligente qui a été mené, face à la réalité complexe que nous nous proposions d’étudier.