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TSN : « Les SI répondent aux défis de l’accessibilité et de la continuité des soins », ARS Auvergne-Rhône-Alpes

Pourquoi l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes a-t-elle rejoint le programme TSN ?

De manière générale, les stratégies nationales et régionales d’organisation des soins se fondent sur la notion de parcours, avec un focus particulier sur le sujet  de la coordination des cas complexes. Ces derniers font souvent appel à de multiples intervenants. De ce point de vue, les systèmes d’information sont d’une grande importance pour assurer la circulation de l’information entre des intervenants travaillant dans des lieux différents avec des enjeux parfois également différents.

Les systèmes d’informations ne sont pas un sujet uniquement technique. Ils répondent à deux défis du système de santé, dont l’accessibilité et la continuité des soins.

Ce postulat nous a conduits à rejoindre le programme territoire de soins numériques. Nous pouvions en outre nous appuyer sur des points forts organisationnels en région Rhône-Alpes, dont l’existence de coopérations opérationnelles, des réseaux, des filières gérontologiques et des outils régionaux de partage d’information et d’orientation des patients. La dernière raison soutenant notre candidature et notre intérêt pour ce programme est la motivation partagée des acteurs de santé du territoire.

Dans quelle mesure votre projet TSN sera-t-il utile au système de santé ?

La circulation de l’information est indispensable pour assurer la fluidité de ces parcours de santé, au regard de leur complexité, et pour éviter les ruptures dont les conséquences sont difficiles pour l’usager comme au niveau financier.

Mettre en place les services, les organisations et les outils adaptés doit permettre de fluidifier les parcours de santé, de limiter les ruptures et de libérer les professionnels du temps qu’ils consacrent à la recherche d’information et à la gestion des conséquences d’un manque d’information. Ce gain de temps peut être mis au profit de la relation entre le soignant et le soigné.

Pour ces raisons, nous présentons les services proposés dans Pascaline comme une réponse à une difficulté ou à une complexité.

Le sujet central de notre projet est le parcours de santé et la mise en place d’une PTA (plateforme territoriale d’appui) qui répond à une difficulté exprimée par le professionnel de santé. De même, l’objectif du service tandem que nous déployons est d’accompagner les usagers en difficulté dans leur parcours de santé et d’apporter une réponse adaptée.

Quel est le rôle des ARS dans ce programme ? Est-il axé sur le pilotage stratégique et opérationnel ?

Il nous semble important que l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes conduise ce projet, car il recouvre des sujets avant tout organisationnels. L’enjeu est d’impliquer tous les acteurs dans de nouvelles organisations auxquelles les outils apporteront un appui.

Nous avons construit le programme Pascaline avec des partenaires comme le département et les représentants des professionnels libéraux et des usagers.

L’ARS doit pouvoir piloter stratégiquement ce type de projet, de même qu’elle définit une politique régionale de santé. Pour illustrer mon propos, la complexité de la mise en place de la PTA concerne moins l’outil ou le montage opérationnel que l’instauration de la légitimité du dispositif vis-à-vis des acteurs.

Que vous apporte l’appui de l’ANAP depuis le début de l’expérimentation ?

L’appui de l’ANAP est important pour préparer la suite du TSN. Ce programme repose sur des territoires prototypes dotés de moyens importants pour développer des services ou des outils qui seront évalués dans un but de transposition à d’autres territoires dès 2017. Il faut donc dès à présent construire cette transposition et ce développement. De ce point de vue, le rôle de l’ANAP est de dégager les grands enseignements utiles pour la transposition du projet à d’autres territoires.

Nous sommes convaincus qu’un TSN ne peut être appliqué à l’identique dans l’ensemble de la France : il devra être adapté aux besoins des acteurs locaux et des dynamiques existantes. Il est important que l’ANAP dégage les lignes fortes qui appuieront la transposition.

Le second rôle de l’ANAP est d’animer les rencontres entre les régions porteuses d’un projet TSN. Dans le cadre d’une expérimentation, la pratique nous permet d'avancer, de plus nous avons besoin d’un partage d’expériences pour défricher ces sujets innovants.