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« En psychiatrie, il faut penser "Parcours" pour permettre la continuité des prises en charge », Céline Descamps, DGOS

Quel est le rôle de la DGOS en matière de parcours en psychiatrie et santé mentale ?

Je suis chargée de mission sur la psychiatrie et la santé mentale à la DGOS , au sein de la sous-direction de la régulation de l’offre de soins. Nous travaillons sur l’offre de soins en santé mentale et nous coordonnons notamment les travaux de déclinaison de l’article 69 de la loi de santé, qui se traduiront par la publication prochaine du décret fixant les priorités du projet territorial de santé mentale. Nous travaillons bien entendu en partenariat étroit avec la Direction générale de la cohésion sociale, qui traite de l’accompagnement des personnes en situation de handicap psychique, et la Direction générale de la santé, qui intervient notamment sur la prévention et la promotion de la santé.

Pourquoi conçoit-on de plus en plus l’organisation des soins en psychiatrie et santé mentale sous l’angle du parcours de la personne ?

Les troubles psychiques sont pour une grande partie d’entre eux des pathologies chroniques, qui vont nécessiter une prise en charge et un accompagnement de la personne sur la durée, parfois sur la vie entière. Pour permettre la continuité et l’adaptation des prises en charge au fil du temps, il faut effectivement penser en termes de parcours, c’est-à-dire partir de la personne et de ses besoins pour organiser la réponse et  coordonner les interventions des acteurs.

C’est le contraire d’une approche fragmentée, dont on sait qu’elle est facteur de discontinuité et de ruptures pour les personnes.   

L’ANAP vient de publier un guide sur les parcours des personnes en psychiatrie. Selon vous, qu’apportent ces travaux aux acteurs impliqués dans les champs de la santé mentale ?

Ces travaux sont très précieux et viennent à point nommé, car ils s’inscrivent en cohérence avec les dispositions de l’article 69 de la loi de santé, qui définit une nouvelle territorialisation de la santé mentale en prévoyant la mise en place de projets territoriaux de santé mentale. La loi dispose que leur objet est « l’amélioration continue de l’accès des personnes à des parcours de santé et de vie de qualité, sécurisés et sans rupture ». Le guide de l’ANAP constitue un outil méthodologique riche et complet pour permettre aux acteurs de la santé mentale de réaliser le diagnostic partagé et d’élaborer ensemble le projet territorial de santé mentale, dans une démarche de co-construction qui contribue au rapprochement des cultures.      

Quelle nouvelle approche ces travaux introduisent-ils dans la politique nationale d’organisation de la santé ?

Ces travaux sont pleinement en convergence avec les orientations promues par la loi de santé en faveur d’une organisation plus partenariale de la santé, d’un décloisonnement des champs sanitaire, social et médico-social et de la prise en compte du projet global de la personne. Ils mettent également en exergue la nécessité d’associer l’ensemble des acteurs, et tout particulièrement les usagers et leurs proches, ainsi que les collectivités territoriales.

 

Le guide « Mettre en œuvre un projet de parcours en psychiatrie et santé mentale - Méthodes et outils pour les territoires » et le kit d’outils sont en téléchargement sur le site de l’ANAP. Le guide peut être commandé en version papier.

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