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Gestion des lits : le point sur l’accompagnement

Quel est votre rôle dans ce projet d’envergure ?

L’accompagnement personnalisé se compose de 4 aspects complémentaires :

  1. La mission initiale de formation et de mise à niveau, qui permet aux établissements de comprendre et d’appréhender les sujets de la gestion des lits et de la gestion de projets.
  2. La mission de donner aux binômes les clés pour avancer dans les situations où, bien qu’ils aient été formés, ils se sentent en difficulté. Mon rôle de coach est de les questionner, de les mettre face à la réalité, de leur montrer que les méthodes fonctionnent et que sur d’autres sujets, ils ont déjà réussi à avancer dans des conditions similaires. C’est un pur rôle de « déclencheur ».
  3. La mission de gestion de la difficulté, c’est-à-dire amener les établissements qui sont dans une situation de blocage à rebondir. Il s’agit surtout du moment où ils pensent que la démarche ne peut pas fonctionner ou le projet ne peut pas aboutir. Nous travaillons sur différents leviers et nous leur montrons comment, dans ces conditions, rebondir malgré tout et « relancer la machine ».
  4. La mission de conseil est utile dans les moments où les binômes doivent prendre des décisions, faire des choix. Aborder sereinement ces moments n’est pas une évidence pour les binômes, car certains choix induisent un renoncement ou des inconvénients pour d’autres personnes de l’établissement, pouvant les mettre en difficulté vis-à-vis de ces collègues.

Il s’agit donc de les aider dans leurs décisions, sur la base d’éléments factuels étayés par les outils de l’ANAP.

Dans le cadre du programme, j’ai eu l’opportunité de travailler avec 12 établissements, répartis en deux groupes. Constituer deux groupes a permis une « comparaison vertueuse » sur la manière de se former, la prise de décision, la façon de rebondir, de s’engager, etc. Les groupes se sont mutuellement aidés et motivés.

Avez-vous constaté des évolutions dans les pratiques des établissements ?

Les établissements ont clairement atteint l’objectif de l’appropriation totale de la fonction Gestion des lits. Le mot « Gestionnaire de lit » est devenu un mot commun, courant, accepté par tous et dans tous les établissements.

Grâce au diagnostic et à l’expérience qu’ils ont eue pendant 18 mois, les binômes ont pris de plus en plus d’assurance et de compétence dans leurs prises de décisions. Ils ont pu prendre un rôle de conseil vis-à-vis de l’établissement.

Avec Sharepoint, chaque binôme a aussi pu partager ses documents avec les autres, donc par ce biais, ils ont tous gagné énormément d’efficacité. Tous les établissements ont mis des documents sur Sharepoint et tous en ont pris. Ils ont l’habitude maintenant, au début d’un nouveau projet et d’une nouvelle action, de prendre systématiquement des bases sur Sharepoint.

Ils ont tous évolué vers un mode très actif. D’une formation perçue au début comme une contrainte avec une charge de travail effrayante, ils se sont imprégnés de tellement de choses, au cours du projet, qu’ils venaient ensuite en session collective chercher les solutions pour rebondir ou mettre en œuvre leurs actions propres.

Les établissements ont globalement tous perçus l’intérêt d'actions comme « mettre en place les sorties le matin », ou « se doter d’une Gestion des lits centralisée / professionnalisée ». Ils ont aussi affiné leurs indicateurs : par exemple en passant d’un « simple » suivi des sorties le matin, à un suivi fin regardant aussi l'impact sur la prise en charge des patients le matin. Donc, ils ont vraiment ajusté les indicateurs nationaux à leur besoins propres.

Enfin, beaucoup de binômes ont changé de fonction durant le projet, et tous ont eu des facilités à se présenter à un nouveau poste sur la base de leur réussite dans le programme.

De votre point de vue, quel est le bilan pour les établissements ?

Le bilan me parait extrêmement positif pour les établissements.

Positif parce que la « culture gestion des lits » est acceptée. Bien sûr tous les professionnels en établissements ne sont pas impliqués dans la démarche, mais tous en ont au moins entendu parler.

Positif parce que tous les établissements du projet ont mis en œuvre des actions, il n’y a pas eu d’abandon.

Positif parce que tous ont eu des résultats : certains ont fait le changement des fiches de fonctions, d’autres ont instauré de nouveaux modes de fonctionnements et formalisé de nouvelles procédures par exemple. Tous ont envie de pérenniser le travail accompli, d’aller plus loin et de faire en sorte que les évolutions soient instaurées de manière pérenne dans leur établissements.

 

Pour lancer la démarche dans votre établissement :

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