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Outil d’autodiagnostic en stérilisation : comment déterminer la meilleure méthode de répartition ?

Pourquoi avez-vous souhaité rejoindre le projet ANAP sur l’efficience opérationnelle et économique des services de stérilisation ?

Depuis mon arrivée au sein du Groupement de Coopération Sanitaire (GCS), je me suis intéressée à l’aspect économique de la structure, dans l’objectif de facturer le plus équitablement possible nos prestations à nos clients.

En effet, la méthode de répartition utilisée à mon arrivée ne me convenait pas car elle se basait sur un nombre d’unités, et ne tenait donc pas compte des difficultés de recomposition des boîtes. Or il est possible que le traitement de quelques boîtes complexes nécessite plus de temps que le traitement d’un grand nombre de sachets.

Face à cette situation, je me suis engagée dans une recherche d’outils me permettant d’objectiver mon travail et de déterminer avec plus de précision le coût de chaque unité d’œuvre. J’ai donc souhaité rejoindre ce projet car il correspond à mes attentes, et qu’il m’a semblé pouvoir apporter une contribution utile, tout en enrichissant ma compréhension de l’outil.

Travailler sur ces problématiques vous a-t’ il permis d’engager un dialogue au sein de votre établissement et avec votre éditeur de logiciel ?

Oui, travailler sur ces problématiques m’a d’abord permis d’engager un dialogue avec le Directeur administratif et financier, qui se contentait jusqu’à présent de m’interroger quant à mon nombre d’unités.

« Le remplissage de l’outil a nécessité l’organisation de rendez-vous, au cours desquels chaque ligne comptable a été étudiée, ce qui nous a permis de découvrir et corriger l’existence d’erreurs d’attribution. A titre d’exemple, les instruments commandés pour La Louvière m’étaient attribués. »

De même, le remplissage des fiches produit a été amélioré en lien avec le logiciel métier T-doc, afin de faciliter l’extraction des données. Chaque fiche produit est désormais remplie avec le coût de chaque boîte.

La restitution individuelle vous a-t-elle aidé à identifier des pistes d’amélioration ?

Au sein des établissements, la stérilisation est souvent considérée comme un mal nécessaire. Or la restitution individuelle a permis de montrer que le choix de créer le GCS plutôt que d’installer des activités de stérilisation au sein de chaque établissement était une bonne décision. Les médecins auraient préféré bénéficier d’un petit service de stérilisation au sein de chaque structure, mais la restitution individuelle a prouvé que la création du GCS était plus avantageuse sur le plan économique.

En outre, connaître le prix exact de chaque unité d’œuvre a permis d’engager une réflexion au sujet du passage à l’usage unique concernant certaines compositions.

De même, la restitution individuelle m’a permis de me comparer à d’autres établissements, et d’analyser mon évolution.

« L’outil intègre un aspect qualitatif au-delà du seul aspect économique, ce qui le rend plus objectif »

Que vous a apporté la journée de restitution du 24 novembre dernier ?

Cette journée de restitution m’a permis d’échanger avec des confrères concernant différentes problématiques. Au-delà de cette journée, l’ANAP nous a incités à nous rencontrer dans le cadre de plusieurs réunions, ce qui a favorisé les contacts entre pharmaciens, et les échanges sur la méthode de remplissage de l’outil ou encore sur les pistes d’amélioration.

De plus, la journée de restitution nous a également permis d’échanger avec les responsables des logiciels, notamment au sujet de l’évolution et des pistes d’amélioration de T-doc.

En conclusion, si je n’avais répondu à l’appel à candidature, je n’aurais pas pu appréhender l’outil de la même façon. Le fait d’échanger avec des confrères concernant les méthodes de remplissage est particulièrement enrichissant.