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Le point de vue de Annie RAVAILLAULT et Philippe GUIARD sur le projet parcours de santé des personnes âgées sur un territoire

QUELS SONT VOS ENSEIGNEMENTS DE L’ACCOMPAGNEMENT DE L’ANAP ?

Annie Ravaillault (AR): Si je devais résumer je dirais que le dispositif proposé par l’ANAP nous a permis un décloisonnement, enfin ! Il nous a également apporté une vision territoriale. Connaissant les acteurs de la tutelle, l’ANAP a apporté une médiation avec les acteurs de terrain.

Philippe Guiard (PG) : Je partage cette vision : l’accompagnement nous a permis de décloisonner, d’arrêter  de fonctionner chacun dans son espace, cela n’est plus possible aujourd’hui !
Et je dirai aussi que le travail d’expertise de l’ANAP, le temps pris à échanger avec nous a été très bénéfique. Nous avons en effet pu exposer notre vision du parcours à l’ANAP, qui nous a ensuite fait part de son expertise mais toujours dans une dynamique collaborative. Nous avons en effet réfléchi ensemble, pour trouver une solution, plutôt dans une vision systémique des choses.

AR : Par contre, je regrette que le Conseil général ne soit pas l’un des acteurs du projet, car il constitue un acteur majeur du territoire. Le fait de ne jamais avoir le Conseil général autour de la table lorsque nous parlons de parcours de personnes âgées est le point faible de ce contrat.

PG : Mais cela n’est pas impossible à corriger pour peu que les acteurs du Conseil général veuillent s’emparer de cette question et l’aborder de façon décloisonner. Il s’agit en effet de réfléchir ensemble à la façon dont nous pouvons nourrir la politique du département et voir comment nous pouvons la faire avancer avec ce contrat local de territoire.

QUELS SONT LES 1ERS RÉSULTATS DU DISPOSITIF MIS EN PLACE SUR VOTRE TERRITOIRE ?

PG : Le 1er résultat est l’impulsion d’une dynamique qui est facteur d’attractivité chez les professionnels de santé. La preuve : six professionnels viennent d’arriver : jeunes médecins, orthophoniste, diététicienne, sage-femme. Ces jeunes professionnels en début de carrière ont été attirés par le projet de pôle mais aussi par la dynamique du contrat dont ils avaient entendu parler, qui a constitué une opportunité par eux d’aborder la santé sous un nouvel angle.

AR : La signature du contrat, l’arrivée d’une animatrice de territoire et d’une coordinatrice de santé nous ont aussi fait passer d’un militantisme à la professionnalisation de nos organisations décloisonnés et de nos processus. La contractualisation nous fait ainsi passer de l’expérimentation à l’engagement réelle dans la durée de ces évolutions, que nous avions conduit au départ de façon intuitive, expérimentale. Nous travaillons en effet avec les acteurs du territoire depuis 2006 : les professionnels libéraux, les institutions, les élus et les usagers mais sans cadre, dans la durée. La signature du contrat est un  résultat important pour nous.

PG : En effet, nous avions créé une synergie entre tous ces acteurs ; depuis le début, nous étions d’accord mais nous n’avions pas les moyens de rendre concret ce sur quoi nous étions d’accord. Aujourd’hui, nous avons un cadre, reconnu.