En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des services adaptés à vos centres d’intérêts et réaliser des statistiques de visite. En savoir plus.

Le référentiel des compétences en système d'information de l'ANAP : le point de vue de Patrice Anota, responsable des systèmes d'information au CHU d'Angers

QUELS SONT LES PRINCIPAUX ENJEUX DES COMPÉTENCES EN SYSTÈME D'INFORMATION DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SANTÉ SELON VOUS ?

Les compétences en SI font l'objet d'une véritable préoccupation, notamment au sein des directions des systèmes d'information : le périmètre de ces directions est très large et leurs ressources sont limitées. En outre, l'évolution des technologies est telle que la complexité du métier est croissante, ce qui nécessite des compétences de plus en plus pointues. Il est donc indispensable de connaître les compétences disponibles en interne et d'évaluer l'écart par rapport aux besoins.

Cette préoccupation existe aussi quand on examine les utilisateurs du système d'information : la montée en compétence est nécessaire et il est indispensable de bien délimiter les rôles de chacun. Sur ce dernier point, les utilisateurs devraient être clairement positionnés comme des maîtrises d'ouvrage, ce qui n'est pas toujours le cas. L'enjeu principal, quand il s'est agi de travailler sur un référentiel des compétences avec l'ANAP, était donc de repositionner les rôles des utilisateurs du SI et des équipes de la DSI et d'éviter le mélange des rôles.

QUELLE EST L'UTILITÉ D'UN RÉFÉRENTIEL DES COMPÉTENCES SI ?

Un tel document a un double mérite : il permet de clarifier les rôles au sein de la DSI mais aussi de formaliser cette répartition des rôles entre la DSI et les utilisateurs. Il est d'ailleurs construit en grandes parties, avec des fiches métiers DSI et des fiches métiers hors-DSI, ou encore avec la description de rôles comme celui du référent métier, du formateur, de la personne en charge de l'accompagnement du changement, du responsable du portefeuille de projets...

Concrètement et à court terme, le référentiel va me permettre de faire un point avec mes équipes, de diagnostiquer les compétences en présence et de mettre au clair les responsabilités des uns et des autres. Il permet aussi de mesurer l'écart entre les compétences d'aujourd'hui et celles qu'il faut mettre en place ou compléter par des formations.
Mes collègues sont très demandeurs d'une telle démarche.

QUELLES SONT LES PROCHAINES ÉTAPES QUI VOUS PARAISSENT NÉCESSAIRES POUR AMÉLIORER ENCORE LA SITUATION ?

Je pense que la première étape serait que ce référentiel soit intégré dans le répertoire des métiers de la Direction générale de l'offre de soins, pour qu'il soit reconnu à tous les niveaux par la direction des établissements. Cela facilitera énormément les relations des responsables SI avec les directions des ressources humaines. En effet, la direction des ressources humaines s'est basée sur ce référentiel pour affecter à chaque agent un métier. Deuxième étape, il faudra que le référentiel soit communiqué à l'ensemble des agents avec un message clair : le système d'information, c'est l'affaire de tous, il ne concerne pas que le service informatique.