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L'outil de pilotage du médico-social expérimenté en Moselle

L'AVIS DE L'AGENCE RÉGIONALE DE SANTÉ DE LORRAINE

Cette opération est pilotée par Marcel Dossmann, Directeur de la performance et de la gestion du risque à l'ARS Lorraine. Elle a été confiée au service efficience de Raphaël Becker, épaulé par Emmanuel Beucher, contrôleur de gestion et avec  l'appui de la délégation territoriale de Moselle. C'est cette équipe de l'ARS Lorraine qui a accepté de répondre à nos questions.

L'ARS Lorraine est la première à lancer l'expérimentation de l'outil de pilotage du médicosocial conçu par l'ANAP : 100 établissements et services médico-sociaux de Moselle commencent à l'utiliser. Comment avez-vous réussi à mobiliser si vite ces professionnels ? Cette mobilisation reflète-t-elle l'attente des professionnels du secteur ?

En effet, nous n'avons eu aucun mal à mobiliser une centaine d'établissements et services. Plusieurs raisons peuvent expliquer cette mobilisation. Tout d'abord, il est vrai que les professionnels de ce secteur sont en attente d'un outil qui leur permette d'y voir plus clair sur leur activité. Ils éprouvent souvent un sentiment d'isolement sur le terrain et participer à une telle expérimentation va leur permettre de s'inscrire dans un mouvement global d'amélioration de la performance : l'outil leur permettra de savoir ce qui se fait dans les autres structures, de se positionner par rapport aux autres…

Par ailleurs, si leur adhésion a été rapide voire spontanée, c'est aussi parce que l'ARS, par l'intermédiaire de sa délégation territoriale, a noué un partenariat étroit avec les établissements et services de Moselle. Ces relations de confiance et de travail en commun sont la garantie pour l'ARS de Lorraine d'un ancrage durable et solide dans la réalité du terrain. En pratique, les professionnels qui se poseront des questions sur l'outil de pilotage pourront en première intention se tourner vers les référents médico-sociaux de la délégation territoriale.

Qu'attendez-vous, en tant qu'ARS, de cet outil de pilotage ?

L'ARS de Lorraine a souhaité participer à ce projet de l'ANAP pour plusieurs raisons. Nous avions déjà mené un projet similaire dans le secteur sanitaire quand nous avions participé aux expérimentations sur l'outil Hospi-Diag : nous avons la conviction qu'une démarche similaire au sein du médico-social va permettre de renforcer la dynamique actuelle grâce à ce nouvel outil. Dans le cadre des dialogues de gestion entre l'ARS et les établissements et services médico-sociaux, il facilitera l'élaboration d'un diagnostic partagé et la définition des actions d'amélioration de la performance.

A l'instar des chantiers performance menés par l'ARS de Lorraine avec une douzaine d'établissements de santé de la région, l'objectif est d'élargir cette démarche aux structures et services du secteur médico-social grâce à ce nouvel outil de pilotage.

L'outil en préparation nous permettra aussi de réaliser des études comparatives. Actuellement, les indicateurs qui existent sont peu nombreux et ne sont pas toujours fiables. L'outil de l'ANAP devrait nous permettre d'objectiver les situations. En définitive, il sera un outil d'aide à la décision - par exemple pour décider quelle structure retenir dans le cadre de tel ou tel appel à projets- et d'aide à la contractualisation . Ce projet de l'ANAP va ainsi permettre à l'ARS de renforcer des relations avec les professionnels du médico-social dans une dynamique d'échanges et de dialogues.

Enfin l'intérêt, pour l'ARS, est institutionnel : cette opération nous permet de renforcer  la collaboration avec le Conseil général de Moselle, qui partage avec nous des préoccupations et des intérêts communs. Le Conseil général a lui aussi été moteur dans le lancement de la démarche et dans la mobilisation des établissements et services du département.

L'AVIS DU CONSEIL GÉNÉRAL DE MOSELLE

Logo conseil général de Moselle

Jean-Claude Bicego, Directeur de la politique de l'autonomie du Conseil général de Moselle, a accepté de répondre à nos questions.

L'expérimentation menée avec des établissements et services de Moselle correspond-elle à une attente de la part du Conseil général ?

Le Conseil général n'a pas hésité une seconde à se lancer dans cette démarche qui nous a tout de suite paru positive. Pour nous, l'attente était forte et double.

Tout d'abord, le dialogue de gestion que nous entretenons avec les établissements doit être étayé par des outils de pilotage, des documents objectifs et fiables permettant d'avoir une vue d'ensemble du secteur – en termes de gestion, de management, de comptabilité…

Par ailleurs, nous avons besoin d'avoir des repères, de comparer, de nous situer : un outil de pilotage partagé par tous nous permettra de situer nos partenaires par rapport aux établissements d'autres départements, au niveau régional d'abord mais aussi au niveau national. Le benchmarking est pour moi indispensable.

Les professionnels des établissements et services sont-ils en attente de cet outil de pilotage ?

Bien sûr. D'ailleurs l'adhésion de leur part à ce projet a été rapide et spontanée. Le besoin d'outils de pilotage de la part du terrain est évident : les professionnels ont eux aussi besoin de se situer, de s'évaluer, de se comparer. En outre, les établissements sont très éclatés sur le territoire de la Moselle et les structures porteuses n'ont pas toujours l'expertise d'une grande structure pour analyser l'activité, évaluer leur gestion…

Cette démarche conduit-elle aussi à changer vos relations avec l'ARS ?

Elle conduit surtout à renforcer nos relations et notre partenariat. Nous travaillons régulièrement avec la délégation territoriale ou avec la direction générale de l'ARS, dans la transparence. Nous partageons le même souci, dans une logique gagnant-gagnant : aider les établissements à améliorer leur performance, c'est aussi œuvrer au bénéficie du département de la Moselle.