offre_evenements300
Webconférence soins écoresponsables : ensemble à nous d’agir
La promotion de soins écoresponsables est un axe central de la planification écologique du système de santé. Vous avez été nombreux à partager vos bonnes pratiques d’écosoins et 1600 inscrits à notre webconférence inédite le 13 juin 2024. Retour sur 5 initiatives pitchées en 3min chrono.
13 juin 2024
Contactez-nous
13 juin 2024
L’un des axes de la feuille de route nationale "Planification écologique du système de santé" concerne la transformation et l’accompagnement des pratiques vers les soins écoresponsables. L'enjeu est de faire évoluer les pratiques vers plus de sobriété et de pertinence des soins. C'est une exigence partagée par les professionnels, les patients et les pouvoirs publics. Un soin écoresponsable est un soin qui, à qualité, sécurité et pertinence égales, est moins impactant pour l'environnement. Cet impact, pouvant inclure des dimensions économiques et/ou sociales, concerne tant la pratique d’un soin (délivré en ville, en établissement de santé ou en structure médico-sociale) que l'organisation des soins.


Cette webconférence a été l’occasion de :
  • Faire le bilan des initiatives recensées dans le questionnaire "Ensemble à nous d’agir" diffusé par le ministère du travail, de la santé et des solidarités, l’Assurance Maladie et l’Anap en 2024 pour soutenir l’engagement des acteurs de terrain.
  • Partager le témoignage de professionnels qui se sont lancés.
  • Répondre à vos questions.

Le replay





intervenants
 



Bilan des initiatives recensées

Vous êtes 400, en établissement de santé et médico-social et en ville, à avoir répondu au questionnaire national et partagé vos initiatives écoresponsables. Thématiques représentées, participation régionale, enseignements clés : Marion Briançon-Marjollet, experte Développement Durable à l’Anap a dressé en exclusivité un premier bilan de la mobilisation.

Les résultats de l'enquête : diversité, collectif, pratiques fédératrices avec un impact économique rapide.

« Nous avons constaté une diversité de l'offre de soins puisque 65 % des répondants sont issus de la ville et 35 % d’établissements sanitaires et médico-sociaux. Toutes les régions de France, y compris l'Outre-mer, ont répondu, et ce, avec une répartition homogène. 60% des bonnes pratiques sont déployées à une échelle collective, soit en équipe, au niveau d'un pôle ou au niveau d'un GHT. Elles ont été mises en place rapidement, avec des résultats visibles aussi rapidement. 40% d’entre elles ont pu être mises en place en moins de 6 mois […] Les facteurs clés de réussite : s’appuyer sur l’existant, co-constuire en équipe, sensibiliser et former les professionnels. » Marion Briançon-Marjollet, experte Développement Durable à l’Anap



5 initiatives pitchées en 3min chrono

Des professionnels ont présenté leurs pratiques écoresponsables.



  RÉDUCTION DE L’USAGE DE DISPOSITIFS MÉDICAUX À USAGE UNIQUE AU BLOC OPÉRATOIRE  

Le CHU Clermont-Ferrand a complété les conteneurs de chirurgie composés de badigeons et cupules plastiques pour la préparation de l'opéré, par des pinces de préhension de compresses et des cupules métalliques :
  • Réduction d'utilisation de 10 000 badigeons plastiques et cupules en plastique par an ainsi que de leur emballage.
  • 450 kg de déchets évités annuellement.
« Pour les utilisateurs au bloc opératoire, comme tout changement, cela a soulevé des questions et des inquiétudes, comme par exemple comment laver correctement une cupule ? Nous avons abordé la conduite du changement auprès de chaque spécialité, l’une après l’autre et étudié les limites, côté équipe médicale et côté équipe paramédicale. » Audrey Enguix, pharmacienne au CHU Clermont Ferrand

> Consulter la bonne pratique

 

  LA TOILETTE ÉCO-CONÇUE : UNE TOILETTE ADAPTÉE AU JUSTE BESOIN  

Le CHU de Bordeaux a repensé chaque étape du soin pour n'utiliser que le juste nécessaire et personnaliser la toilette : 
  • - 80% de sacs de linge sale (draps, serviettes de bain et taies d'oreiller) pour le service en 2022.
  • Moins de transports, moins d'eau et de produits lessiviels, moins d'eau par toilette (environ 10L).
  • Plus de confort pour le patient qui utilise son propre nécessaire de toilette.
« J'ai proposé à mon équipe de se questionner sur les pratiques à améliorer, comment faire, quoi faire et à qui s'adresser dans le but de moins consommer. Comment diminuer les déchets, la consommation d'eau, les usages chimiques, adapter le soin à sa juste valeur […] Cela redonne du sens à nos pratiques. En arrêtant le systématique, avec une prise de conscience collective, nous allons vers un soin plus durable. » Angélique Alexandre, aide-soignante au CHU Bordeaux

« Transformer nos établissements doit se faire avec les professionnels. Ce sont eux qui font ces gestes du quotidien. Je suis copilote du groupe Transformation écologique et du dispositif des unités durables. Le rôle de ce dispositif est de faire connaître, sensibiliser les professionnels, de diffuser les bonnes pratiques et de former. » Noëlle Bernard, médecin au CHU Bordeaux


> Consulter la bonne pratique
 

   ARRÈT D'UTILISATION DU DESFLURANE   

La polyclinique de Limoges a remplacé l'anesthésie générale au gaz desflurane par le sevoflurane :
  • Une économie de 444 tonnes équivalent carbone par an à l'échelle de la polyclinique.
  • Une initiative qui a été reproduite à d'autres centres chirurgicaux de la région : 1200 tonnes équivalent carbone par an au niveau du Limousin.
« Le desflurane est un gaz d'anesthésie extrêmement impactant sur le climat puisqu'il a un pouvoir de réchauffement climatique plus de 2500 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone. […] Remplacer le desflurane par du sevoflurane ne change rien du tout notre pratique. Le desflurane a un avantage commercial par rapport au sevoflurane, car il permet un réveil plus rapide, mais on parle de 3-4 minutes. Donc si on coupe la cuve d’halogéné 4min plus tôt, on aura le même effet. En passant de l'un à l'autre, on change nos habitudes, mais on ne change pas nos pratiques, ni la qualité de nos pratiques. C'est un excellent moyen de faire de l’écoconception des soins et de rentrer dans une démarche durable. » Sébastien Ponsonnard, médecin anesthésiste réanimateur à la polyclinique de Limoges

> Consulter la bonne pratique


 

   ARRÉTONS DE DÉLIVRER TOUS LES MÉDICAMENTS PRESCRITS ET NON UTILISÉS   

L’équipe de la maison de santé pluri-professionnelle d'Urfé (42) regroupant 30 professionnels a souhaité arrêter de délivrer les médicaments prescrits sur ordonnance lorsqu'ils ne sont pas utilisés. Des protocoles de soins et organisationnels ont été construits et rédigés collectivement pour sécuriser la prise en charge, notamment pour les patients non-autonomes, et partagés avec toutes les parties prenantes :
  • Eviter un stockage inutile dans les placards des patients.
  • Réduire le gaspillage.
  • Limiter les risques d'une automédication inappropriée.
« La démarche : unifier, harmoniser nos pratiques sur les codes qu'on utilisait. On s'est mis d'accord pour utiliser tous le même NPD (Ne Pas Délivrer). On écrit au crayon effaçable sur les prescriptions en face des médicaments dont on n'a pas besoin au moment de la délivrance. Ainsi, les médecins sont tout à fait informés de notre fonctionnement ». Emmanuelle Barlerin, infirmière à domicile et Angélique Siettel, pharmacien d’officine à Saint-Just en Chevalet.

>
Consulter la bonne pratique

 

  NETTOYER AU LIEU DE JETER  

Vincent Truchot, médecin généraliste à Aix en Provence, a opté pour deux pratiques éco-responsables : remplacer son thermomètre auriculaire par un thermomètre frontal, et arrêter de mettre systématiquement un drap d'examen sur la table de consultation lorsque le patient reste habillé.
  • Plus besoin d’acheter des cache-thermomètres auriculaires jetables.
  • Un thermomètre frontal sans contact patient pour éviter les risques de transmission.
  • Moins de consommation de draps d’examen jetables.
« J’essaie d'introduire des soins écoresponsables dans ma pratique quotidienne. C'est une volonté avant tout citoyenne. Dans ma vie personnelle, comme dans l’exercice de mon métier de médecin, j'essaie de mettre en place des actions de développement durable, notamment par l'achat de seconde main autant que faire se peut, et par l'utilisation d'économie circulaire ». Vincent Truchot, médecin généraliste à Aix-en-Provence.

> Consulter la bonne pratique

 


4 spécialistes pour répondre à vos questions

Quels critères pour évaluer l’impact environnemental d’un soin ? Comment le concilier avec la qualité et la sécurité des soins ? Nos 4 spécialistes ont répondu à une sélection de questions :
  • Alice Baras, professionnelle de santé durable, chirurgienne-dentiste, autrice du Guide du cabinet de santé écoresponsable
  • Alain Olympie, France Assos santé
  • Patrick Pessaux, président du CERES, président du comité transition écologique en santé de la FHF, et chef de service au nouvel hôpital civil de Strasbourg
  • Patrick Rambourg, président du Conseil central H, Ordre national des pharmaciens
 


 

Cette FAQ sera alimentée régulièrement.




D'autres bonnes pratiques pour vous inspirer

Retrouvez d’autres bonnes pratiques de soin écoresponsable sur la plateforme nationale des bonnes pratiques organisationnelles de l’Anap.

 

Dates et sessions

Intéressé par cet événement ?
mail_newslettersocial_linkedinsocial_xsocial_youtube